Message de Michel Bidoit sur le Plan National pour l’Intelligence Artificielle

Chères et Chers Collègues,

Comme vous le savez, l’INS2I s’est employé depuis deux ans à défendre la nécessité d’une plateforme de calcul nationale pour la recherche en IA permettant de faire face aux nouveaux besoins qui remontent des laboratoires. La nécessité d’un tel investissement a été confirmée, notamment, par l’enquête que nous vous avons adressée il y a un an et qui montrait, au niveau des laboratoires rattachés à l’INS2I, une augmentation spectaculaire des demandes d’investissement en moyens de calcul sur GPU.

Cette plateforme nationale vient compléter les mésocentres régionaux qui existent, notamment, à Reims, Rouen et Saclay. L’objectif de celle-ci est de fournir des moyens de calcul conséquents, avec des équipes de support associées, permettant de passer à l’échelle par rapport à ce qui se fait au niveau de chaque laboratoire.

Nous nous félicitons donc que cette démarche trouve une première concrétisation avec l’annonce, lors de la première réunion du comité de pilotage du plan national pour l’intelligence artificielle qui s’est tenue mercredi à Toulouse, de l’installation, début 2019, par Genci d’un nouveau supercalculateur de grande capacité à l’IDRIS, centre de calcul national opéré par le CNRS, situé sur le plateau de Saclay. La partie GPU de ce calculateur est dotée d’une puissance de calcul de l’ordre de 10 Petaflop/s, ce qui correspond à plus de mille accélérateurs GPU de dernière génération et représente un facteur dix par rapport au plus gros mésocentre existant actuellement en France. La capacité de calcul sur GPU disponible pour l’IA sera compétitive au niveau international, avec une puissance de calcul supérieure à celle des autres centres de calcul publics actuellement installés dans les pays de l’UE, et comparable à celle du centre Tsubame 3.0 du Tokyo Institute of Technology installé en 2017. Ces ressources seront accessibles selon une procédure plus simple et plus réactive par rapport au mode d’accès traditionnel aux ressources de calcul intensif (procédure DARI).

La mise en service de ce nouveau calculateur, attendue pour le deuxième trimestre 2019, sera précédée d’une phase dite de « grands challenges » destinée à évaluer les capacités du calculateur installé. Lors de cette phase, nous comptons bien sûr sur la participation des chercheurs issus de vos laboratoires qui ont des besoins significatifs de calcul sur GPU.

Nous reviendrons rapidement vers vous avec des informations plus détaillées.

Merci de partager ces informations avec tous les membres de votre unité susceptibles d’être intéressés par cette plateforme GPU.

Bien cordialement,

Michel Bidoit

 

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